Mali: Paris appelle à la libération “immédiate” du président Keïta et des membres du gouvernement retenus

Keïta

La France a appelé, mercredi soir, à la libération “immédiate” du président malien Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que des membres du gouvernement actuellement retenus, suite à la mutinerie militaire de mardi.

“La France se tient, comme elle l’a toujours fait, aux côtés du peuple malien. Elle s’est engagée, à la demande de ce pays, en poursuivant deux priorités : l’intérêt du peuple malien et la lutte contre le terrorisme”, indique un communiqué du ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Le chef de la diplomatie française a réaffirmé “l’attachement” de son pays à la souveraineté, au respect des institutions, à la vie démocratique et à la stabilité du Mali.

La France “encourage toutes les forces politiques et sociales au dialogue pour trouver une solution à la crise profonde que traverse le pays et appelle au rétablissement sans délai d’un pouvoir civil”, a-t-il souligné.

Les autorités françaises sont en contact avec les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et du G5 Sahel pour soutenir leurs efforts, a-t-il conclu.

Alors que le pays traverse une grave crise politique depuis plusieurs mois, une mutinerie avait éclaté mardi à Bamako, où des soldats ont arrêté notamment le président Keïta et son Premier ministre Boubou Cissé.

En réaction à cette mutinerie, le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine a annoncé mercredi soir la suspension du Mali de l’organisation panafricaine jusqu’au retour de l’ordre constitutionnel.

L’Union africaine avait condamné énergiquement l’arrestation du Président malien, le Premier ministre et autres membres de son Gouvernement et appelé à leur libération immédiate.

De son côté, le président du Conseil européen, Charles Michel, a fait part mercredi de la “profonde préoccupation” de l’Union européenne par la situation au Mali, après cette mutinerie, qui a également été condamnée par le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, ainsi que par plusieurs capitales européennes et organisations régionales et internationales.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, avait annoncé, dans la nuit de mardi à mercredi, sa démission ainsi que la dissolution du parlement et du gouvernement.