Deux soldats sud-africains tués et trois blessés en RDC (Armée)

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Deux membres des Forces de défense nationale sud-africaines (SANDF), déployés dans le cadre d’une mission de paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été tués, a annoncé jeudi l’armée.

«Il semblerait qu’un obus de mortier ait atterri mercredi à l’intérieur d’une des bases militaires du contingent sud-africain, tuant deux membres et en blessant trois autres», a déclaré aux médias le Porte-parole de la SANDF, Siphiwe Dlamini.

«Le contingent de la SANDF fait partie de la mission de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) en RDC, déployée pour soutenir et assister le gouvernement de ce pays dans ses efforts visant à ramener la paix, la sécurité et la stabilité dans cette région», a-t-il souligné.

Le porte-parole de l’armée a de même indiqué que les détails de l’incident sont encore flous pour le moment et qu’une enquête plus approfondie est en cours.

Plus tôt cette semaine, la Présidence sud-africaine a annoncé le déploiement de 2.900 soldats en RDC, dans le cadre de la Mission de la SADC.

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La semaine dernière, la Force de défense nationale sud-africaine a annoncé que deux soldats et un médecin ont été blessés lorsque l’hélicoptère Oryx qui les transportaient avait essuyé des tirs alors qu’il se dirigeait de Rwindi à Goma, dans l’est de la RDC.

L’Oryx, relevant de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco), effectuait l’évacuation des blessés à Rwindi et était en route vers Goma, a précisé le porte-parole de SANDF dans un communiqué.

Le déploiement de la SANDF en RDC n’a pas été sans controverse, huit soldats ayant été rappelés en octobre dernier de la RDC en raison de graves allégations de mauvaise conduite.

Selon le ministère de la Défense, un rapport de l’ONU affirmait que «huit soldats sud-africains déployés à Beni avaient été appréhendés par la Police militaire des Nations Unies (MPNU) pour avoir enfreint directement le couvre-feu et d’autres réglementations liées à l’exploitation sexuelle».

« En raison de la gravité des allégations, la SANDF a pris la décision de rappeler les soldats impliqués en Afrique du Sud pour répondre aux allégations et rendre compte des événements survenus le 1er octobre 2023 à Beni ».

Le mois dernier, le principal parti de l’opposition en Afrique du Sud, l’Alliance démocratique (DA), a appelé le Président Cyril Ramaphosa à rappeler immédiatement les troupes du pays une fois les obligations de la Monusco terminées.