Covid-19: plus de la moitié des PME kényanes s’attendent au pire durant les six prochains mois

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Plus de la moitié des petites et moyennes entreprises (PME) au Kenya s’attendent à ce que leurs conditions commerciales se détériorent au cours des six prochains mois, révèle une nouvelle enquête qui met en relief le pessimisme croissant parmi les entreprises alors que les cas de Covid-19 montent en flèche.

Une enquête menée par les trois sociétés de recherche, “SNDBX village”, “Wylde International” et “Amethyst Consulting”, relève que 54% des PME s’attendent au pire durant les prochains six mois, avançant comme principales préoccupations la réduction des flux de trésorerie et la perturbation des ventes.

La majorité (68%) des PME interrogées ont déclaré avoir obtenu de mauvais résultats en avril par rapport à mars, le Kenya ayant imposé un couvre-feu, fermé des écoles, des lieux de divertissements et des restaurants dans le but d’empêcher la propagation de Covid-19.

“La plupart des entreprises sont pessimistes quant à un changement dans leur environnement de financement des entreprises dans les trois à six prochains mois en raison de la difficulté à payer les employés, de la probabilité de pertes commerciales et de la difficulté à respecter les engagements de prêt”, indique l’enquête.

L’enquête montre que 26 pc des PME avancent qu’elles auront du mal à payer les employés, 19 pc s’attendent à des pertes tandis que 18 pc disent qu’elles auront du mal à honorer leurs obligations de prêt. Seulement 18 pc s’attendent à un changement positif dans les finances de leur entreprise, tandis que 8 pc estiment que la situation restera inchangée.

L’enquête a été réalisée auprès de 93 PME via des entretiens téléphoniques mobiles entre mars et début avril. La majorité des répondants appartiennent au secteur des services de conseil, suivi de près par les services financiers, l’hôtellerie et le tourisme, et l’industrie manufacturière.

En mai dernier, une enquête de la Banque centrale du Kenya avait révélé que 75% des PME kényanes risquent de s’effondrer si elles ne parviennent pas à obtenir de nouveaux fonds auprès des banques ou des partenaires du capital.