Près de 18.000 ressortissants étrangers purgent actuellement une peine dans les prisons sud-africaines, a révélé, jeudi, le Département des services correctionnels (DCS).
«En octobre 2024, le nombre de ressortissants étrangers dans le système correctionnel sud-africain était d’environ 18.000. Ce chiffre inclut à la fois les détenus condamnés et ceux en attente de jugement», a déclaré le Département en réponse à une question parlementaire sur une éventuelle augmentation du taux d’arrestations de ressortissants étrangers.
Au cours de ces derniers mois, la police a signalé l’arrestation de nombreux ressortissants étrangers, ce qui soulève des questions sur la manière dont ils sont traités.
Une équipe du Département des services correctionnels a effectué une tournée nationale dans les prisons d’Afrique du Sud, en septembre et octobre derniers, pour évaluer leurs capacités opérationnelles et en ressources humaines.
«Il n’existe aucune disposition légale prévoyant le transfert des ressortissants étrangers condamnés vers leur pays d’origine», souligne la même source, notant que dans le meilleur des cas, lorsque les ressortissants étrangers sont admissibles à la libération conditionnelle, le libéré conditionnel sera expulsé vers son pays si son permis ou son visa est annulé.
Le département indique que les services correctionnels s’efforcent de simplifier les formalités juridiques, afin de faciliter l’expulsion des délinquants étrangers. «Le DCS est à un stade avancé de consultation avec le groupe Justice, prévention de la criminalité et sécurité dans le but de formaliser une procédure sud-africaine relative au transfert interétatique des délinquants», a déclaré le ministère de la Justice.
Avec MAP