Environ 4,6 millions de personnes en Somalie sont menacées par des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë, dont 1,8 million d’enfants pourraient souffrir de malnutrition aiguë, indique un rapport.
Une projection du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), rendue publique lundi, souligne l’impact probable de la réduction majeure du financement de l’aide humanitaire annoncée récemment, ainsi que l’augmentation attendue des déplacements de population liés à la sécheresse et aux conflits.
Dans les 21 zones analysées, 36% de la population devrait faire face à une situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée, dont 9% en phase d’urgence et 28% en crise, alerte le rapport élaboré, fin mars, par le Groupe de travail technique de l’IPC en Somalie, faisant état d’une détérioration par rapport aux projections de janvier 2025, où 6% et 22% des populations étaient respectivement en situation d’urgence et de crise.
Le nombre révisé de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë entre avril et juin 2025 est estimé à 713.000, soit une augmentation nette de près de 160.000 personnes (29 %) par rapport aux 553.000 estimées en janvier 2025, selon la même source.
Dans la même lignée, la malnutrition aiguë devrait également augmenter, avec une estimation de 1,8 million d’enfants âgés de 6 à 59 mois touchés sur l’ensemble de l’année 2025, dont 479.000 susceptibles de souffrir de malnutrition sévère, poursuit le rapport, notant qu’il s’agit d’une hausse d’environ 47.000 enfants par rapport aux prévisions de janvier 2025.
La réduction des financements humanitaires impacte directement les services de nutrition, de santé, d’eau, d’assainissement et d’hygiène, aggravant ainsi la situation et mettant en danger la vie des enfants somaliens, souligne le rapport.