Plaidoyer pour une collaboration scientifique pour lutter contre les menaces du changement climatique

Les participants à la 14ème Conférence internationale sur la météorologie et l’océanographie de l’hémisphère sud (ICSHMO), qui se déroule actuellement au Cap (1470 km de Pretoria), ont souligné mardi l’urgence d’une collaboration scientifique pour lutter contre les menaces croissantes du changement climatique.

«Le monde connaît des vagues de chaleur de plus en plus intenses, des sécheresses prolongées, une élévation du niveau de la mer et des phénomènes météorologiques extrêmes qui perturbent les économies, déplacent les populations et mettent à rude épreuve les infrastructures», ont averti des intervenants.

Ils ont, à cet égard, appelé à de surcroit d’efforts mondiaux en faveur de la durabilité des océans, en mettant particulièrement l’accent sur la promotion d’initiatives océaniques durables en Afrique.

Le continent africain a été témoin des effets dévastateurs du changement climatique, avec des inondations et des sécheresses répétées, ont-ils fait constater. Ces événements, relèvent-ils, soulignent le besoin urgent d’améliorer les prévisions climatiques, la gestion des risques et les stratégies d’adaptation.

Les conférenciers ont de même souligné l’importance de transformer les connaissances scientifiques en solutions concrètes et de soutenir la recherche de pointe en sciences marines et côtières, en prévisions météorologiques et en adaptation climatique, afin d’éclairer les politiques et les actions mondiales.

Dans cette même veine, ils ont salué l’initiative Ocean20, un programme phare lancé sous la présidence brésilienne du G20, qui vise à promouvoir une gouvernance durable des océans, ainsi que l’engagement de l’Afrique à tirer parti de la science, de la technologie et de l’innovation pour le développement durable.

«Il est nécessaire d’avoir un accès équitable à l’intelligence artificielle, au big data et aux technologies de télédétection, qui transforment la science du climat et permettent, ainsi, des prévisions plus précises, des systèmes d’alerte précoce et une meilleure préparation aux catastrophes», soutiennent-ils encore.

Des intervenants estiment, à cet égard, que la collaboration et le partage des connaissances sont essentiels pour bâtir un avenir mondial plus stable et résilient, en particulier pour les pays les plus vulnérables au changement climatique.

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Lors de la séance d’ouverture de cette conférence de cinq jours, Patricia Nying’uro, représentante auprès du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies, a souligné le rôle crucial des savoirs autochtones dans la promotion de la durabilité. Elle a déclaré que les vastes connaissances accumulées par les communautés autochtones au fil des siècles devraient être mises à profit pour renforcer les efforts de lutte contre le changement climatique.

De son côté, le PDG de la Fondation des recherches, Fulufhelo Nelwamondo (NRF), a déclaré que la rencontre offrire une plateforme essentielle pour promouvoir la collaboration scientifique, partager les recherches de pointe et relever les défis urgents de la variabilité et du changement climatiques dans l’hémisphère sud.

«Les réflexions et les discussions des prochains jours contribueront sans aucun doute à l’élaboration de politiques et de stratégies visant à renforcer la résilience climatique dans notre région et au-delà », a-t-il déclaré.

Ce rassemblement scientifique de premier plan, organisé en Afrique pour la première fois depuis 1997, réunit des météorologues, des océanographes et des climatologues de renom, afin d’aborder les défis atmosphériques et océaniques uniques de l’hémisphère sud.