Le FMI met en garde le Kenya contre le recours à la dette publique pour financer son budget

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Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde le Kenya contre le recours à la dette publique pour financer son budget tout en lui conseillant de vivre selon ses moyens.

“Le Kenya ne devrait pas augmenter son budget s’il espère se remettre des effets de la pandémie de Covid-19 et soutenir le système de santé”, a déclaré le porte-parole du FMI, Gerry Rice, qui a soutenu que la pandémie avait accru la vulnérabilité de la dette du Kenya.

“Le Kenya continue de faire face à un choc extérieur sans précédent qui mettra gravement en péril l’économie et la politique. Nous recommandons une pause dans l’ajustement budgétaire pour tenir compte de l’augmentation des dépenses de santé et du soutien à l’économie pendant ce choc”, a suggéré M. Rice dans des déclarations relayées samedi par les médias kényans.

Le FMI classe le Kenya parmi les pays à haut risque de surendettement, les prêts extérieurs étant le principal problème de son économie.

Il y a deux semaines, le Kenya a obtenu un allégement temporaire de six mois des remboursements de prêts auprès du Club de Paris. M. Rice a assuré que le FMI est en pourparlers avec le Kenya sur la possibilité de concevoir un programme pour soutenir la prochaine phase de réponse à la crise du coronavirus.

“Alors que nous allons au-delà de la crise, il sera essentiel que les autorités reprennent la poursuite de la viabilité budgétaire et de l’ajustement, surtout maintenant que le choc a accru la vulnérabilité de la dette”, a-t-il déclaré.

Le Kenya a pris des mesures pour étendre ses flux de revenus à partir de cette année en mettant fin aux mesures d’allégement fiscal annoncées pour protéger les citoyens et les entreprises contre les effets de la pandémie de Covid-19. Le gouvernement a également introduit de nouvelles taxes, dont la dernière a touché ces derniers mois les services numériques.

Avec MAP