L’Angola enregistre une croissance économique de 4,4% en 2024

taux de croissance

Le Produit intérieur brut (PIB) de l’Angola a enregistré une hausse de 4,4% en 2024, soit la plus forte croissance de l’économie depuis 2014, a indiqué, mardi à Luanda, le Secrétaire d’État au Plan, Luis Epalanga.

Toutefois, l’Institut national de la statistique (INE) a révélé que le PIB national aux prix courants a diminué de 36% entre 2014 et 2024, passant de 145,5 milliards de dollars à 93,3 milliards de dollars actuellement, soit une baisse de 52,3 milliards de dollars.

Il a attribué cette baisse aux effets de la dévaluation du taux de change, la monnaie nationale, le Kwanza, ayant chuté de 89% par rapport au dollar depuis janvier 2014.

Commentant ces chiffres, l’économiste Álvaro Mendonça a déclaré que le taux de change reflète désormais des variables économiques qui influent sur le PIB, comme l’écart entre l’inflation nationale et l’inflation américaine pour le dollar, les revenus pétroliers, qui dépendent des volumes de production et des prix du Brent, la baisse de la consommation privée et la balance des paiements.

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Ces facteurs, entre autres, ont eu un impact négatif sur la croissance de l’économie en volume, mais, en raison de l’effet du taux de change, ils ont aussi contribué indirectement à la baisse du PIB, calculé en dollars, souligne l’analyste.

Depuis 2014, année où le PIB angolais mesuré en dollars a atteint sa valeur la plus élevée jamais enregistrée, l’économie nationale a subi plusieurs revers. Le ralentissement est ainsi interconnecté avec la baisse de la production résultant de plusieurs années de désinvestissement dans le secteur pétrolier, un secteur qui, fin 2024, pesait 28,6 % dans le PIB national.

Une analyse détaillée des comptes nationaux révèle que le PIB du secteur non pétrolier croît davantage que celui du secteur pétrolier, qui inclut le gaz.

M. Mendonça fait observer, à cet égard, que la contribution du secteur pétrolier à la croissance du PIB diminue, notant qu’il s’agit là d’une preuve irréfutable que la diversification de l’économie angolaise est en cours, bien qu’à un rythme plus lent que souhaitable.