Enquête sur près de 300 cas de corruption au sein de la police en Afrique du Sud

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Le Service de police sud-africain (SAPS) a ouvert des enquêtes internes portant sur 286 cas de corruption impliquant 564 agents de police, a indiqué mardi le commissaire général sud-africain, Khehla Sitole.

Parmi les suspects figurent deux lieutenants-généraux, trois généraux-majors, huit brigadiers, cinq capitaines, trente-trois adjudants, a souligné M. Sitole dans une présentation à la Commission permanente des comptes publics au sein du Parlement (Scopa).

“La corruption de la police occupe une place de plus en plus importante dans l’actualité nationale en raison du grand nombre informations faisant état de l’implication d’employés sécuritaires dans des activités criminelles”, a déploré le responsable, notant que cette “perception de la corruption policière affecte l’image de l’ensemble du corps policier”.

Les investigations en cours concernent des cas de fraude (55 agents), d’extorsion (35) et de violation présumées de la loi sur l’état de catastrophe nationale déclarée en mars en réponse à la pandémie de la Covid-19 (136 agents), a précisé Sitole.

Notant que jusqu’à présent, 77 policiers ont été démis de leurs fonctions et 113 ont reçu des sanctions disciplinaire moins sévères, il a souligné que les enquêtes sont menées conjointement par la Direction des enquêtes prioritaires sur la criminalité (DPCI), la Direction indépendante des enquêtes policières (IPID), l’Unité nationale de lutte contre la corruption du SAPS et la Direction des enquêtes (ID) relevant de l’Autorité nationale des poursuites judiciaires.

Selon la procureure générale sud-africaine, Shamila Batohi, l’Afrique du Sud a besoin d’engager un débat sérieux et à grande échelle sur la corruption, un phénomène qui gangrène le pays et porte atteinte à son image.

Après des années de corruption rampante, pointée du doigt comme l’un des facteurs ayant contribué à la dégradation de la situation économique et sociale du pays, les pressions s’intensifient sur les autorités sud-africaines en vue d’engager une lutte sérieuse contre ce phénomène.

( Avec MAP )