Côte d’Ivoire: le gouvernement examinera l’octroi à l’opposition d’un poste de vice-président à la Commission électorale

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Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi, qu’il examinera “dans le meilleurs délais” nombre de requêtes formulées par l’opposition sur le processus électoral en cours, dont l’octroi d’un poste de vice-président au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation de l’opposition, à la Commission électorale indépendante (CEI), organe chargé d’organiser la présidentielle du 31 octobre 2020.

Cette décision a été rendue publique au terme d’une rencontre avec des partis de l’opposition, présidée par le premier ministre Hamed Bakayoko, en présence d’une délégation de la Communauté des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) conduite par le Général Francis Béhanzin, Commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité, à titre d’observateur. “Le gouvernement a décidé d’examiner favorablement et dans les meilleurs délais les requêtes portant sur la CEI, à savoir l’intégration d’une cinquième personnalité à la Commission centrale de la CEI au titre de l’opposition, l’octroi d’un poste de vice-président au PDCI dans le bureau de la Commission centrale de la CEI et la recomposition des CEI locales”, a déclaré à la presse le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Sidiki Diakité, à l’issue de la rencontre.

Sur un autre registre, le responsable ivoirien a indiqué qu’en lien avec la rencontre souhaitée entre le président Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le président du PDCI et ancien chef de l’Etat, “le gouvernement a fait part de la disponibilité” du président Ouattara.

Lundi, une mission ministérielle dépêchée à Abidjan par la CEDEAO a exhorté le PDCI et le Front populaire ivoirien (FPI), deux formations de l’opposition, à reconsidérer sérieusement la décision de boycotter l’élection présidentielle du 31 octobre.

Dans un communiqué, elle a également appelé ces partis politiques à revoir l’appel à leur partisans à se lancer dans la “désobéissance civile” pour protester contre le processus électoral, mais plutôt “à œuvrer de façon sérieuse pour parvenir à un consensus sur le processus électoral puis qu’ils ne pourraient pas être en mesure de contrôler les excès qui résulteraient de leur appel à la désobéissance civile”.

( Avec MAP )