Au moins 349 personnes tuées dans le Nord du Mozambique en 2024 (étude)

Au moins 349 personnes ont été tuées dans des attaques perpétrées par des groupes extrémistes dans le Nord du Mozambique en 2024, révèle une étude du Centre africain d’études stratégiques (ACSS), publiée lundi.

« La reprise de ces niveaux de violence dans le nord du Mozambique reflète la stratégie du groupe ASWJ affilié à l’État islamique et opérant dans la province de Cabo Delgado d’étendre le conflit, en se déplaçant vers l’intérieur des terres et vers des zones plus rurales », souligne l’étude.

Elle prévient que les griefs sous-jacents dans la région de Cabo Delgado restent non résolus, alimentant le recrutement de militants islamistes, notamment parmi les jeunes.

Le Centre africain d’études stratégiques ajoute qu’il y a eu «une augmentation marquée de la violence contre les civils» dans la région l’année dernière, reconnaissant également que l’activité des groupes extrémistes opérant au Mozambique « a toujours été caractérisée par son taux élevé de violence contre les civils ».

Lire aussi : France-Algérie : l’escalade diplomatique franchit un nouveau seuil

Il précise en outre qu’environ 578 mille personnes déplacées par les violences de ces groupes armés « ne sont pas encore rentrées chez elles ».

Le gouvernement mozambicain a confirmé, le 25 février dernier, la survenue de quelques « attaques sporadiques » de groupes rebelles dans la province de Cabo Delgado, assurant que les Forces de défense et de sécurité (FDS) restent sur le terrain pour garantir la sécurité des populations.

Depuis octobre 2017, la province gazière de Cabo Delgado est confrontée à une rébellion armée avec des attaques revendiquées par des mouvements associés au groupe extrémiste État islamique.